JUSTICE FINANCIÈRE : L’ex-DG de la SOKIMO, Pistis Bononga, face à la Cour des Comptes

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Kinshasa, RDC – Jeudi 26 février 2026 (Par Cellcom / Newimage.cd)

Le dossier de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO) entre dans une phase judiciaire critique. L’ancien Directeur Général, Pistis Bononga, a comparu ce mercredi devant la Chambre de Discipline Budgétaire et Financière (CDBF) de la Cour des Comptes. Au cœur des débats : des présomptions de détournement s’élevant à plus de 500 millions de dollars et des manquements graves à la discipline budgétaire.

Les griefs : Faute de gestion et opacité financière

La Cour reproche principalement à l’ex-DG la non-transmission des états financiers pour les exercices 2022 et 2023. Selon la loi organique régissant la Cour des Comptes, cette transmission est une obligation légale stricte pour tout mandataire public.

Les arguments de la défense :

• Absence d’antécédents : Pistis Bononga soutient qu’à sa prise de fonction, aucun état financier n’existait et qu’il a dû tout reconstruire avec son directeur financier.

• Méconnaissance de la loi : L’ex-DG a admis devant la chambre ignorer l’obligation légale de transmission à la Cour, affirmant que ses services juridiques ne l’avaient pas alerté.

• Réaction tardive : Ce n’est qu’après l’interpellation du Procureur Général qu’il a transmis les documents, mais « hors délai ».

Les circonstances atténuantes évoquées

Pour justifier ces retards et le manque de traçabilité, Pistis Bononga a mis en avant les difficultés contextuelles liées à l’implantation de la SOKIMO en Ituri :

1. L’État de Siège : La situation sécuritaire instable en Ituri aurait entravé la gestion administrative fluide.

2. Enclavement Logistique : L’ex-DG a évoqué la rareté des vols réguliers vers Kinshasa, affirmant avoir parfois attendu trois mois pour trouver une liaison aérienne.

Prochaine étape : Le verdict approche

Le Président de la chambre, Gilbert Tonduangu Kongoloa, a accédé à la demande du ministère public en renvoyant l’affaire au 4 mars 2026. Cette audience sera décisive car elle sera consacrée :

• Aux plaidoiries de la défense.

• Aux conclusions (réquisitoire) du ministère public.

ANALYSE : Un test pour la « Patrouille Financière »

Cette affaire est emblématique de la volonté de l’État de renforcer la redevabilité des mandataires publics. L’argument de l’ignorance de la loi par un DG de grande entreprise publique risque de peser lourd dans la balance, alors que la Cour des Comptes a intensifié ses contrôles depuis 2023. Si la faute de gestion est établie, au-delà des sanctions administratives, le dossier pourrait glisser vers le volet pénal concernant les 500 millions de dollars évaporés.

REJOIGNEZ LA COMMUNAUTÉ

L’ignorance de la loi est-elle une excuse valable pour un mandataire public ? Quel impact ce procès aura-t-il sur la relance de la SOKIMO ?

Pour suivre l’audience du 4 mars en direct, rejoignez notre chaîne WhatsApp : https://whatsapp.com/channel/0029VaFmYe3BVJlBJD6R5j14

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