GOUVERNANCE : Christelle Muabilu installée à la tête de l’OCC pour « éviter le naufrage »

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Kinshasa, RDC – Mardi 17 février 2026 (Par Cellcom / Newimage.cd)

Le vent du changement souffle sur l’Office Congolais de Contrôle (OCC). Suite à la suspension d’Etienne Tshimanga pour malversations présumées, Christelle Muabilu a officiellement pris ses fonctions de Directeur Général par intérim ce mardi. La cérémonie de remise et reprise a été marquée par un discours de fermeté du Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, qui a fixé un cap de rigueur absolue.

Le « Manuel du Chef » selon Julien Paluku


Le Ministre Paluku n’a pas mâché ses mots lors de l’installation de la nouvelle équipe dirigeante. Il a rappelé les principes fondamentaux de la gestion des entreprises publiques, érigeant l’exemplarité en règle d’or.

L’Inspiration par l’Action : « On ne devient pas chef par le titre… on ne peut pas se prévaloir de l’exemplarité si on ne l’incarne pas soi-même », a-t-il martelé.

Le Rôle Stratégique : Pour le ministre, un mandataire n’est pas un exécutant mais un superviseur qui doit s’assurer que le travail est fait par les bonnes personnes et avec les bonnes ressources.

Le Pouvoir de Sanction : Un bon gestionnaire doit savoir actionner le levier des sanctions, qu’elles soient positives pour récompenser le mérite ou négatives pour punir les manquements.

Réformes Urgentes : L’OCC face à ses défis


Christelle Muabilu hérite d’une entreprise en zone de turbulences, critiquée pour son inefficacité et ses réseaux de fraude informatique.

Sauvetage du Naufrage : La DG a.i. est appelée à engager des réformes structurelles immédiates pour restaurer la crédibilité de l’office.

Audit et Transparence : La priorité sera de démanteler les circuits parallèles de contrôle des importations, notamment à Matadi.

Santé Publique : Redonner à l’OCC sa mission première : empêcher que des produits périmés ou non conformes n’inondent les marchés congolais.

Création d’une « Commission de Redressement »


Afin d’accompagner cette transition, Julien Paluku a annoncé la signature d’un arrêté créant une Commission de redressement de l’OCC.

Indépendance financière : Fait notable, cette commission sera prise en charge par le budget du ministère du Commerce Extérieur et non par l’OCC, afin d’éviter tout conflit d’intérêts ou pression financière de la part de l’entreprise auditée.

Mission : Diagnostiquer les failles opérationnelles et proposer un plan de relance rapide pour stabiliser l’office.

ANALYSE : Un test de leadership pour Christelle Muabilu


L’installation de Christelle Muabilu est un signal fort envoyé à la jeunesse et aux femmes dans la gestion des portefeuilles de l’État. Cependant, la tâche est immense. Sa réussite dépendra de sa capacité à résister aux pressions des réseaux internes et à traduire la vision de rigueur de Julien Paluku en actes concrets sur le terrain des frontières et des laboratoires de contrôle.

REJOIGNEZ LA COMMUNAUTÉ


Pensez-vous que cette commission de redressement réussira à assainir l’OCC en 2026 ? Quels sont les premiers chantiers prioritaires pour Christelle Muabilu ?

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